Le Grand Pouvoir des Huiles Essentielles

Une huile essentielle est la partie la plus concentrée de la plante. Extraite de fleurs, ou de plantes (tiges, racines, feuilles ou pétales), en général par distillation (processus impliquant de la vapeur d’eau pénétrant la partie de la plante choisie et ainsi collectant les gouttelettes d’huiles essentielles provenant de la plante. L’eau étant séparée des huiles essentielles, devient ce qu’on appelle des ”hydrolats”, telle l’eau de rose, ou de fleurs d’oranger). Ces huiles essentielles sont très actives et ont des propriétés multiples qui peuvent nous aider à plusieurs niveaux.

L’utilisation d’huiles essentielles et la connaissance des techniques de distillation sont très anciennes, car elles remontent à près de 4000 ans. Mais ce n’est que depuis le début du 18e siècle qu’un petit groupe de résines et d’huiles essentielles sont régulièrement utilisées dans le traitement des maladies humaines. Depuis, leur nombre a progressivement augmenté, atteignant plus d’une centaine d’huiles essentielles disponibles aujourd’hui sur le marché, bien que dans l’aromathérapie on en utilise le plus souvent que 30 à 40. Au début du 20e siècle, dans le sud de la France, à Grasse, capitale des parfums, l’homme de science Dr. René Gattefossé, est celui qui a remis sur le marché la connaissance des huiles essentielles. Étant dans son laboratoire, un incident arriva et son bras fut brûlé sérieusement; dans un état de panique, il trempa son bras dans un baquet d’huiles essentielles de lavande (réservé pour les colognes); son bras guérit si rapidement et si bien, qu’il passa le reste de sa vie à les étudier. Vinrent ensuite plusieurs autres chercheurs, particulièrement en Angleterre, en France et en Allemagne. De nos jours, il est très connu, et ceci mondialement, après maintes recherches, que certaines huiles essentielles, tel le clou de girofle ou le thym, et particulièrement l’origan, sont de puissants antibiotiques.

Il est possible de dire aujourd’hui que les principes actifs odorants des plantes aromatiques influencent tous les systèmes organiques, avec une action de renforcement des fonctions vitales. Mais à côté de cette activité spécifique de rééquilibre métabolique, en figurent d’autres, comme leurs caractéristiques de tropisme (action, direction) particulier vers un organe, un système (cardiovasculaire…) ou un appareil (respiratoire, digestif…).

Si les huiles essentielles agissent sur les fonctions biologiques, elles ne laissent certainement pas indifférent le psychique. En fait, elles produisent des effets somato-psychiques, car elles agissent à la fois sur le soma et sur les facultés de l’esprit. Nous allons décrire ici certaines des actions pharmaco-thérapeutiques parmi les plus importantes des huiles essentielles, mais il convient de se rappeler que celles-ci sont toujours intégrées, mais jamais isolées ou limitées à une fonction ou à un organe, tel qu’il peut apparaître dans cet article, dans le seul but d’atteindre une certaine clarté. Les constituants chimiques des essences, leur odeur, leur goût, agissant individuellement ou ensemble, déclenchent toujours une action globale qui implique l’unité psychosomatique de l’homme.

Dans ce qui suit, nous nommons certaines huiles essentielles et leurs propriétés, mais ces huiles ne sont pas nécessairement limitées à ces bénéfices, ou bien d’autres huiles peuvent aussi procurer les mêmes bénéfices. Nous illustrons par certains exemples tout simplement.

1- Action sur le système digestif : Le tractus gastro-intestinal et les glandes sont très influencés par les huiles essentielles. Les propriétés les plus frappantes de ces mélanges aromatiques, leur odeur et saveur, stimulent par voie réflexe, par la sollicitation des terminaisons nerveuses des récepteurs du goût (papilles gustatives et langue) et olfactives (muqueuse nasale), les sécrétions salivaires, gastriques et permettent d’améliorer le processus de digestion – entre autre, l’orange, le citron, la menthe poivrée, la cannelle ou la muscade. Quand elles sont administrées par voie interne, elles agissent comme un mécanisme glandulaire, suivit d’une stimulation directe des glandes gastriques. Mais d’autres actions sont d’une importance considérable : les antispasmodiques sur les muscles lisses (basilic, bergamote, camomille, cannelle, cardamome, fenouil, lavande, marjolaine, mélisse, menthe poivrée, romarin, sauge), les anti-fermentation, les antiacides comme le clou de girofle, mais également les carminatives (propriété de réduire la production de gaz due à la fermentation des aliments dans l’intestin et de favoriser leur expulsion). Certaines huiles essentielles sont caractérisées par une action unique sur le pancréas comme l’eucalyptus, le géranium, le genévrier; et pour le foie, le romarin, le genévrier, la lavande, la camomille, la menthe poivrée ou encore le cyprès.

2- Action sur le système cardiovasculaire : le cœur et les vaisseaux sanguins sont également sensibles aux propriétés des huiles essentielles. Le camphre stimule le muscle cardiaque au même titre que la mélisse, la fleur d’oranger, la lavande, le romarin et l’Ylang- Ylang en ralentissant le rythme cardiaque élevé, comme cela se produit avec les palpitations. Le diamètre des vaisseaux peut être modifié, provoquant soit une hypotension (hysope, lavande, marjolaine, ail, mélisse, sauge, ylang-ylang) ou hypertension (camphre, romarin, cyprès, thym) par l’intermédiaire de mécanismes musculaires et/ou nerveux.

3- Action sur le système nerveux : de nombreuses huiles essentielles agissent sur le système nerveux central, mais aussi vers l’autonome. L’origan, le romarin, la verveine et la rose, entre autres, ont tous une action sur le système nerveux sympathique et parasympathique.

En ce qui concerne le système nerveux central, certains auteurs classent les huiles essentielles en quatre classes de base : huiles essentielles convulsives comme la sauge, la tanaisie, le thuya, l’absinthe ou encore l’anis, les excitantes, et les excitantes/psychotropes comme la noix de muscade, la menthe et les anticonvulsives comme le calamus, la sauge sclarée, la lavande.

Huile essentielle & Aromathérapie

Le groupe d’huiles essentielles excitant/psychotrope est à son tour divisé en essences principalement stimulantes comme le basilic, le fenouil, le citron, la menthe, la sauge, le thym et d’autres calmantes ou sédatives comme la camomille, la lavande, la marjolaine, la mélisse, la verveine. Il faut se rappeler, toutefois, que les frontières entre le sédatif et le stimulant ne sont jamais nettes, si bien que de nombreuses huiles essentielles ont montré une activité à petite dose sédative et excitante pour des doses plus élevées (telle la menthe). Si les huiles essentielles agissent sur le système nerveux et l’état mental par voie humorale (Qui se rapporte à l’ensemble des liquides de l’organisme – sang, lymphe, liquide interstitiel et cérébrospinal), un effet équivalent peut être obtenu au moyen de l’odorat (le sens que nous utilisons le plus et qui subsiste le plus longtemps), l’odeur émanant d’avantage. La partie supérieure de la cavité nasale est bordée par les terminaisons nerveuses olfactives des cellules bipolaires intégrées dans la muqueuse. L’énergie chimique associée au stimulus odorant est convertie en une impulsion électrique par les chimiorécepteurs qui, circulant dans le nerf olfactif, stimulent les centres olfactifs du thalamus, du bulbe et télencéphale (cerveau). De cette façon, la simple odeur d’huiles essentielles est capable d’influencer l’état du thymus, à savoir les sautes d’humeur, et le système nerveux. Certains auteurs ont mis l’accent sur l’influence des caractéristiques des essences parfumées sur le système nerveux, la vérification de leurs propriétés neuro-calmantes et neurostimulantes (huiles essentielles antidépresseurs), même lorsqu’elles sont administrées par inhalation ou aspiration olfactive. On parle, dans ce cas, d’une réflexio-thérapie intra nasale, sur la base de la stimulation des chimiorécepteurs olfactifs à partir des substances odorantes contenues dans les huiles essentielles (ou en terme simple, lorsque ces huiles sont inspirées par les voies nasales). Les molécules de ces essences se rendent dans la partie la plus ancienne de notre cerveau, le système limbique, qui est associé aux souvenirs et aux émotions.

4- Action sur le système endocrinien : les huiles essentielles, quelle que soit la teneur en substances hormonales analogues, qui caractérisent certaines d’entre elles, agissent comme des hormones végétales ou phytohormones. Présentes dans le sang à des concentrations toujours très faibles (la dose moyenne est de 2-5 gouttes par voie orale, ou diluée dans le sang dans une concentration hématique très faible), parviennent jusqu’aux tissus spécifiques, et régulent l’activité métabolique et la croissance, se comportant ainsi comme des facteurs importants de régulation. Leur effet stimulant ou inhibant sur certaines glandes endocrines est clairement démontré : le basilic, le pin, la sarriette, le thym, le géranium et le romarin stimulent le cortex surrénalien (associé aux glandes surrénales), tandis que la menthe et le jasmin déclenchent la sécrétion des hormones hypophysaires (glande hypophyse ou pituitaire). Pour les autres glandes il n’y a aucune preuve expérimentale, cependant, l’observation clinique permet de dire que toutes les glandes endocrines sont stimulées par les huiles essentielles et leur activité hormono-semblable. En conclusion, on peut dire que leur capacité à moduler l’état fonctionnel du système neuroendocrinien, la pierre angulaire de la régulation homéostatique (maintenance de l’équilibre organique), fait des huiles essentielles un des outils les plus puissants pour atteindre l’équilibre organique.

5- Action sur le système immunitaire : les maladies d’étiologie bactérienne qui affectent les humains sont devenues très nombreuses et la liste s’allonge de plus en plus; de nombreuses bactéries cataloguées par les microbiologistes sont considérées comme coupables d’être la cause de quelques nouvelles affections morbides. Cependant, la maladie bactérienne n’est jamais l’effet immédiat pathogène d’une bactérie, elle se produit à partir de deux termes qui interagissent mutuellement l’un envers l’autre : les défenses immunologiques naturelles spécifiques à chacun de nous et la virulence du microbe. Cette déclaration est parfaitement en accord avec le fait que tous ne succombent pas face à une épidémie. Même si elles ne connaissent pas le mécanisme d’action des défenses immunitaires, certaines huiles essentielles comme la bergamote, la lavande, la camomille, le thym, le pin, le santal, ont le pouvoir de stimuler la production de cellules immunitaires, ceci rendant le corps plus prompt à repousser l’agression bactérienne. Pour illustrer ce point : historiquement, durant la peste, en France, une famille connaissant très bien les plantes sous forme d’huiles essentielles, aurait été capable d’aller dans des sections virulentes de la ville où beaucoup de morts étaient, pour leur voler leurs bijoux ou objets de valeur. Ils auraient accompli ceci, sans être touchés par les pathogènes, en se frottant régulièrement d’une formule de plusieurs huiles essentielles, incluant la cannelle, le clou de girofle, le citron, le romarin et l’eucalyptus.

6- Action sur le poumon : une grande partie des huiles essentielles sont éliminées dans des quantités plus ou moins importantes dans l’arbre respiratoire, dans lequel elles exercent une action antiseptique, antispasmodique (permettant de lutter contre les spasmes musculaires – fenouil, menthe poivrée, thym, sauge, eucalyptus, lavande), ou expectorante (qui augmente l’expulsion du mucus – ail, camphre, basilic, eucalyptus, marjolaine, origan, sarriette, fenouil, hysope, menthe poivrée, bois de santal) ou stimulante de la respiration comme le camphre.

7- Action sur le système urinaire : les huiles essentielles sont éliminées par 3 de nos organes éliminatoires, la peau, les poumons, et en particulier les reins. De nombreux constituants des huiles essentielles, en étant éliminés, exercent une action diurétique (qui augmente la production d’urine) comme l’ail, l’anis, le bouleau, la camomille, l’oignon, le cyprès, l’eucalyptus, le géranium, l’hysope, la lavande, le citron, le romarin, le bois de santal, le thym ; d’autres huiles sont anti-lithiasiques (s’opposant à la formation des calculs rénaux ou les désagrégeant) et antiseptiques comme la camomille, le géranium, le genévrier, ou le fenouil).

8- Action antitoxique : selon le Dr Valnet, un aromathérapeuthe français célèbre et reconnu, la forte résistivité des huiles essentielles (2000-4000 ohm/cm/cm2) par rapport à celle du sang (200 ohm/cm/cm2) est apte à empêcher la diffusion des toxines.

9- Action sur les tissus sénescents : les huiles essentielles, se comportent comme des phyto-hormones (hormones végétales), capables de stimuler les tissus sénescents (Atteint de vieillissement de sénescence) en excitant les processus anaboliques cellulaires (l’ensemble des réactions chimiques de synthèse moléculaire de l’organisme).

10- Forte pénétration transcutanée : les huiles essentielles ont des caractéristiques lipophiles (Qui attire et retient les graisses) distinctes qui les rendent solubles aux lipides (graisses) de la peau. Le taux d’absorption par la peau est de 20 minutes pour la térébenthine, 20 à 40 minutes pour le thym et l’eucalyptus, 40 à 60 minutes pour la bergamote, le citron, l’anis et le fenouil, 60 à 80 minutes pour le géranium et la cannelle. Les huiles essentielles d’agrumes (citron, orange, pamplemousse, lime) sont absorbées dans des temps allant de 10 à 30 minutes en présence de massage.

Elles pénètrent facilement la peau, se rendent dans le sang et agissent au niveau cellulaire. En fait, une fois passée la barrière de la peau, l’huile essentielle est propagée par diffusion dans le liquide extracellulaire, puis arrive au sang et à la lymphe. Avec le transport humoral (des liquides de l’organisme), elle atteint finalement les tissus et les différents organes, qui conservent les huiles essentielles en ce qui concerne le tropisme (l’action et la direction) qui leur est propre.
– bactéricide et/ou bactériostatique : la lutte antimicrobienne avec les médicaments naturels est redécouverte dans les huiles essentielles, qui distillent des principes thérapeutiques respectés pour leur forte action bactéricide et/ou bactériostatique, adulés pour leur capacité sans équivoque à tuer les bactéries pathogènes ou inhiber leur multiplication sans interférer de façon préjudiciable, lorsqu’elles sont administrées par voie interne, avec la flore de l’intestin.

Il est à spécifier que les huiles essentielles bios sont à favoriser pour leur pouvoir beaucoup plus thérapeutique.

Donc comme on peut le voir, les huiles essentielles de plantes ou de fleurs, sont très versatiles dans l’aide qu’elles nous apportent. Qu’elles soient calmantes, stimulantes, antibactériennes ou antiseptiques, ce sont de merveilleux aides pour le mieux-être de notre être tout entier. On peut dire qu’elles sont holistiques, touchant les émotions, le mental et le corps tout à la fois.

Ceci est une forte raison pourquoi Santé Beauté Claire de Lune se sert d’huiles essentielles bios dans tous ses produits formulés, ceci créant des résultats très recherchés dans l’industrie de la beauté et de la santé.

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